Coupe des Présidents: la machine ronronne

Coupe des Présidents: la machine ronronne


CHARLOTTE | Ce n’est surtout pas un secret de Polichinelle. Les Américains sont très largement favoris pour remporter la Coupe des Présidents. Après leur écrasante victoire à la Coupe Ryder il y a un an, on ne donnait pas cher de la peau des internationaux cette année. Même si l’équipe a légèrement changé de visage, la machine se veut toujours aussi dangereuse sur la ligne de départ.

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La majorité des statistiques favorisent les États-Unis dans cette compétition, laquelle prend son envol jeudi après-midi à Quail Hollow, en Caroline du Nord. 

Plus d’expérience, plus de golfeurs dans le top 20 mondial, plus de puissance, meilleurs joueurs avec les fers, meilleurs fers droits. Meilleurs dans tous les aspects du jeu. Sur papier. 

Maintenant, les Américains doivent prouver qu’ils sont les meilleurs. Et ils ont la chance d’assommer les internationaux dès le lancement des hostilités sur le coup de 13 h 05, jeudi après-midi. Dans la formule en partie par trou et dans le format de jeu en quatuor (coup alternatif), ils dominent outrageusement le livre des records de cet événement fondé en 1994. 

Ils ont enregistré 73 victoires, 39 défaites et 21 nulles. Aux points, ils mènent 83,5 à 49,5. Rien de moins. 

La dernière fois que les internationaux se sont imposés, c’était en égalant le pointage en 2005. Sinon, il faut remonter à 1998 pour trouver une victoire à ce chapitre.

Fausses recrues

Les États-Unis comptent six recrues dans leurs rangs, mais ce n’est pas tout à fait la vérité. Car Collin Morikawa et Scottie Scheffler ont goûté à la Coupe Ryder l’an dernier, s’élevant parmi les étoiles de la grande compétition. Ils ont expérimenté les différents formats de jeu. 

Celui en coups alternatifs s’élève parmi les plus compliqués, puisqu’il faut tenir compte des personnalités, des forces et faiblesses de chacun, des stratégies et de l’équipement. Plus unis puisqu’ils évoluent sur le même continent, les Américains sont ainsi plus performants.

« Il y a tant de facteurs à prendre en considération pour que tout s’aligne correctement. L’équipement est un obstacle majeur pour former des paires dans cette formule », a expliqué Xander Schauffele, qui ne l’avait pas vraiment jouée avant de percer la formation américaine. 

Jeunes et affamés

Dans le camp international, les golfeurs sont bien au fait des lacunes historiques dans ce type de jeu. 

« Nous n’y sommes pas vraiment habitués, a prévenu le Canadien Corey Conners, en tentant de ne pas trop regarder le passé. Notre équipe est jeune et affamée. Nous n’étions pas membres de ces formations qui ont connu des difficultés. 

« Nous avons appris à devenir un groupe plus uni, a poursuivi l’Ontarien de 30 ans. Nous ne craignons pas de décevoir notre partenaire si on exécute un mauvais coup.  

« Mais on sait que ce sera un gros défi. Avec la configuration du parcours, tout est possible pour prendre la cadence. » 

Surprise

Nouvelle toutefois surprenante, mercredi, lors de l’annonce des matchs en ouverture du tournoi. Le capitaine Trevor Immelman n’a pas réuni les deux Canadiens. Pourtant, Conners connaît Taylor Pendrith comme le fond de sa poche. Amis de longue date, ils se complètent à merveille. 

Pendrith assomme la balle en la propulsant à d’impressionnantes distances, alors que Conners figure parmi les meilleurs athlètes avec un fer en main.

La mission des internationaux sera des plus compliquées, car la formation américaine se veut l’une des plus puissantes jamais créées. Son solide noyau a varlopé les Européens à Whistling Straits, dans le Wisconsin, il y a 12 mois. 

Le groupe piloté par un capitaine positif et organisé en Immelman cherchera à signer une page d’histoire. La seule victoire internationale remonte à 1998 sur son parcours du Royal Melbourne, en Australie. 

Les duels jeudi après-midi (Quatuor)

MATCH 1 | 13 h 05 

  • Patrick Cantley 
  • Adam Scott 
  • Xander Schauffele 
  • Hideki Matsuyama 

MATCH 2 | 13 h 17 

  • Jordan Spieth 
  • Corey Conners 
  • Justin Thomas 
  • Sungjae Im 

MATCH 3 | 13 h 29 

  • Collin Morikawa 
  • Tom Kim 
  • Cameron Young 
  • K.H. Lee 

MATCH 4 | 13 h 41 

  • Scottie Scheffler 
  • Cameron Davis 
  • Sam Burns 
  • Si Woo Kim 

MATCH 5 | 13 h 53 

  • Tony Finau 
  • Taylor Pendrith 
  • Max Homa 
  • Mito Pereira 

Coupe des Présidents

14e PRÉSENTATION DE L’ÉVÉNEMENT

  • Parcours : Quail Hollow
  • Architecte : George Cobb (1961)
  • Champions en titre : Américains 

› Meilleur retour dans l’histoire lors des matchs de simple : États-Unis en 2019 en effaçant un retard de 2 points

Plus jeunes équipes : É.-U. : 29,6 ans (2022) / Int. : 28,8 ans (2022)

Joueur actif avec le plus de présences : Adam Scott (10e) et 44 matchs joués

Pourcentage des matchs n’ayant jamais atteint le 17e fanion dans l’histoire : 23,3 %

Meilleur golfeur de l’histoire de l’équipe internationale : Ernie Els avec 21 points à ses 8 présences

Plus grand écart dans la victoire : 11 points par les Américains dans une victoire de 21,5 à 10,5 en 2000

Golfeur le plus victorieux : Tiger Woods (27) 


Tiger Woods

Photo d’archives, AFP

Tiger Woods

14 : nombre de golfeurs parmi les deux équipes qui vivent leur baptême de feu dans ce tournoi. Ils sont huit du côté de la formation internationale et six du côté américain. 

8 : nombre de golfeurs américains qui ont terminé dans le top 15 du classement du circuit de la PGA en vertu des coups totaux gagnés sur le plateau lors de la saison 2022. Les internationaux en compte un seul : Sungjae Im. 

Quail Hollow Express

LE FUTUR DE L’ÉQUIPE

Il n’y a pas si longtemps, Jordan Spieth entrait dans le vestiaire américain en short et t-shirt sans se prendre au sérieux. C’était en octobre 2013 à Muirfield Village, en Ohio. Le président Barack Obama était alors le président d’honneur de la compétition. Davis Love III agissait à titre de capitaine. Celui-ci a raconté la rentrée colorée du jeune âgé de 20 ans à l’époque.

« Je n’oublierai jamais ça. Il a surgi dans le vestiaire et il a commencé à lancer des balles de ping-pong un peu partout. Ma femme m’avait alors demandé : “mais qui donc est ce jeune ?” J’avais alors répondu : “Lui, c’est le futur de cette équipe.” Et c’est ce qu’il est devenu », a-t-il relaté avec plaisir.

Cette année-là, Spieth avait remporté deux de ses quatre matchs, lesquels il avait joués avec Steve Stricker à trois d’entre eux.

Quatre ans plus tard, il avait rappelé à l’ordre ses coéquipiers qui se la coulaient un peu trop douce à la veille du début de la compétition. Depuis, il est vu comme l’un des leaders chez les Américains.

De retour dans l’équipe présidentielle après son absence en 2019 en raison de ses déboires sur le parcours, le Texan est bien décidé à se démarquer dans tous les aspects du terme. D’autant plus qu’il retrouve son fidèle compagnon, Justin Thomas.

LA GROSSE FAIBLESSE

L’équipe internationale peut surprendre à plusieurs égards si elle réussit à exécuter son plan de match à la lettre. Elle est habile et puissante des tertres… aux verts. Mais une fois sur la surface, sur papier, c’est là que ça se corse. Selon les données de la présente saison, les hommes de Trevor Immelman ont peiné à se démarquer avec leur fer droit. Hormis Christiaan Bezuidenhout qui a terminé au sixième rang dans la colonne des coups gagnés sur le plateau (0,653), plus des deux tiers des membres de l’équipe apparaissent au-delà du 70e échelon. Bien que la puissance et la précision soient importantes sur le long parcours de Quail Hollow, la magie doit opérer sur les verts pour achever l’ennemi. Tous questionnés à savoir quel golfeur ils privilégieraient dans chaque aspect du jeu, ils ont tous bégayé au moment de choisir leur étoile du putting !

Fait intéressant, lors de la rencontre d’équipe à Quail Hollow il y a quelques semaines, c’est K.H. Lee qui s’est démarqué du lot en remportant la majorité des compétitions internes.

SCOTT PRÉFÈRE SON HÉRITAGE À L’ARGENT

À 42 ans et voyant quelques compatriotes australiens déserter, Adam Scott aurait pu être tenté par l’argent de LIV Golf vers sa retraite. Mais le vétéran de l’équipe internationale préfère laisser son héritage au circuit de la PGA, bien qu’il ait grandi en idolâtrant Greg Norman, maintenant commissaire de LIV qui souhaiterait l’attirer sur sa ligue.

« Je reste sur la PGA, car c’est ce qui fait mon affaire. C’est aussi simple que ça », a affirmé le sympathique Aussie qui a gardé un esprit ouvert depuis le début de cette bataille de ruelle dans le monde du golf professionnel.
« Ce que je ne veux surtout pas, c’est de laisser derrière toute ma carrière professionnelle. Je ne suis pas prêt à faire ça. »

Dans sa mission, Scott espère un jour pouvoir remporter la coupe des Présidents. Il s’agirait d’une consécration, car il mord la poussière depuis sa première présence en 2003. Cette année-là, les internationaux avaient terminé à égalité avec les Américains (17-17). 





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