De la fierté et de l’excitation chez les Suzuki

De la fierté et de l’excitation chez les Suzuki


« Son rêve était de jouer dans la LNH. Il a placé cet objectif en avant de tout le reste. C’est encore irréel pour moi de savoir qu’il joue dans la LNH et qu’il est maintenant capitaine de la plus grande équipe de hockey au monde. Ça me donne des frissons quand j’y pense. »

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Amanda Suzuki, la mère de Nick Suzuki, flotte encore sur un nuage. Au même moment, la semaine dernière, elle a vu son fils être nommé capitaine du Canadien. Une grande source de fierté pour elle, mais aussi pour son époux Rob et pour son autre fils, Ryan. 

En fin de semaine, on l’a contactée afin d’en savoir plus sur le numéro 14 du Canadien. Plusieurs sujets ont été abordés durant la conversation d’une trentaine de minutes. 

On est notamment revenus sur les jours et les heures qui ont précédé l’annonce du tournoi de golf. Amanda et Rob étaient au courant des rumeurs qui circulaient depuis le début de l’été, mais Nick a décidé de faire les choses de son côté. Pas un mot à ses parents. 


Avec sa mère Amanda et à l’arrière son père Rob.

Photo courtoisie

Avec sa mère Amanda et à l’arrière son père Rob.

« On ne savait pas qu’il avait rencontré les dirigeants du Canadien, mentionne Mme Suzuki. Puis, lorsqu’on lui posait des questions sur ce qui se passait, il disait toujours qu’il n’était pas au courant. 

« Je suis pas mal sûre qu’il en a parlé à sa copine. Il a été sérieux dans le processus parce qu’il a pris deux mois pour y réfléchir comme il faut. Il n’avait pas de doute dans son esprit qu’il pouvait remplir ce rôle. »

Une annonce virtuelle

Suzuki voulait tout faire pour ne pas ébruiter la nouvelle. Il a attendu la veille de l’événement du Tricolore avant d’informer ses parents et son frère Ryan. 

Il a envoyé un message texte à son paternel en premier. L’attaquant voulait savoir si sa mère était avec lui. Cette dernière a senti qu’il y avait quelque chose d’important qui se tramait. 

« J’ai décidé de l’appeler par Facetime pour lui demander ce qui se passait, raconte Amanda. Il m’a demandé si son père était avec moi et si son frère était à la maison. 

« Ryan a rejoint la conversation. Nous étions les quatre sur Facetime et le suspense était intenable. Au moins, je sentais que c’était une bonne nouvelle. 

« Il nous a dit : “je vais être nommé capitaine des Canadiens demain matin à 8 h 45” »

Les membres de la famille Suzuki ne sont pas tombés en bas de leurs chaises en apprenant la promotion de Nick. 

« Nous n’étions pas trop surpris. On était très fiers et excités pour lui. On savait qu’il y avait d’autres bons candidats dans l’équipe, mais nous sommes heureux que notre fils ait été choisi. Il fera un bon travail pour son équipe, ses coéquipiers et l’organisation. »

Un naturel

Au cours de son parcours dans le hockey, Nick Suzuki n’a jamais été un joueur vocal. Par contre, il a toujours été un rassembleur au sein de ses équipes. 

« Il a toujours eu confiance en lui et en ses habiletés, mais jamais trop, explique sa mère. Dans le vestiaire, il était silencieux. Son calme le démarquait des autres. Il se présentait à tous les matchs. 


Dans l’uniforme des Lancers de Lambeth à l’âge de 6 ans.

Photo courtoisie

Dans l’uniforme des Lancers de Lambeth à l’âge de 6 ans.

« Il démontrait ses habiletés sur la glace. Avec son talent, il entraînait ses coéquipiers dans son sillon. Il était toujours prêt à les aider. Il était aimé et respecté de tous. »

Passionné

D’ailleurs, la passion du hockey coule dans les veines de son fils depuis ses premiers pas. 


Les frères Suzuki, Ryan, plus jeune de deux ans, et Nick. Ryan a été repêché au premier tour en 2019 – au 28e rang – par les Hurricanes de la Caroline. Il a passé les deux dernières saisons dans la Ligue américaine

Photo courtoisie

Les frères Suzuki, Ryan, plus jeune de deux ans, et Nick. Ryan a été repêché au premier tour en 2019 – au 28e rang – par les Hurricanes de la Caroline. Il a passé les deux dernières saisons dans la Ligue américaine

« C’était un enfant qui était toujours heureux. Il a aimé le sport à un très jeune âge. Son premier mot a été balle. Il avait toujours un mini-bâton et une rondelle souples dans les mains.

« Rob, mon mari, était très sportif lorsqu’il était jeune. Il pratiquait plusieurs sports. Je savais que mes deux enfants seraient sportifs un jour. »

Peu de gens le savent, mais Nick a commencé à jouer au soccer dès l’âge de 3 ans. 


Nick Suzuki jouant au soccer à 3 ans. Il excellait à ce sport au point où à 6 ans il jouait avec des joueurs de 8 ans.

Photo courtoisie

Nick Suzuki jouant au soccer à 3 ans. Il excellait à ce sport au point où à 6 ans il jouait avec des joueurs de 8 ans.

« Il était phénoménal. À 6 ans, il a joué dans une équipe compétitive avec des joueurs qui étaient âgés de… 8 ans. Personne ne croyait que Nick avait son âge. »

Célébration retardée

Pour revenir à l’annonce importante de l’athlète de 23 ans, tout le monde est retourné à ses occupations en raison de la distance. Comme si rien ne s’était passé. Par contre, ce n’est que partie remise. 

« J’aurais aimé qu’on soit tous ensemble lors de cette soirée, souligne Amanda Suzuki. Ce n’était pas possible. Par contre, on va célébrer la nomination de Nick lorsqu’on assistera au premier match local du Canadien [12 octobre contre Toronto]. 

« On va aller souper avec lui après le match. »

Dès son premier point de presse en tant que capitaine du Canadien, Nick Suzuki a dit quelques mots en français. Par la suite, il a répondu aux questions en anglais. 

Dans les heures suivantes, on a assisté à un débat politique. Le premier ministre François Legault, grand partisan du Canadien, a mentionné que le capitaine de son équipe favorite devait pouvoir s’exprimer en français. 

Les derniers capitaines ont échoué après avoir fait la même promesse que Suzuki. Ils n’ont jamais appris le français durant leur règne. Et si le nouveau capitaine changeait la donne ?

« Nick a suivi des cours de français et d’allemand entre sa première et sa huitième année, précise sa mère Amanda. Nick est conscient que le français est important à Montréal. 

« Je sais qu’il va faire de son mieux pour apprendre cette langue. S’il dit qu’il va le faire, il va le faire. C’est un processus. Il vit à Montréal et il s’est acheté une maison là-bas.

« Il va s’améliorer à mesure qu’il va le parler. Les journalistes et les politiciens devront être patients avec lui. Il faut lui laisser du temps.

« Je suis curieuse de savoir où il en sera dans un an à ce niveau. »

Des millions à gérer

Cette saison, Suzuki écoulera la première année d’un contrat de huit ans et 63 millions $. Une somme énorme pour un athlète de 23 ans. 

« Nick n’a jamais été une personne qui dépense beaucoup. Il est très solide. Nous ne sommes pas inquiets par rapport à cela. 

« Pour son contrat, on se concentre sur le fait de l’entourer des meilleures personnes possible pour l’aider à gérer son argent. 

« Tu dois penser à te mettre des sous de côté pour ta retraite, de payer tes impôts et à investir aux bons endroits. » 

En amour avec Montréal

Nick Suzuki est la pierre angulaire d’une équipe en reconstruction. Il est maintenant le joueur le plus populaire de l’équipe. 

Une popularité qui ne cesse de grandir depuis qu’il a mis les pieds à Montréal. 

« Il adore Montréal, confirme sa mère. J’ai saisi l’ampleur de sa popularité en me promenant avec lui dans les rues de Montréal. 

« Je suis fière de dire que je suis sa maman. Toutes les personnes que je rencontre sont toujours très élogieuses. Ils ont toujours de bons mots à l’endroit de Nick. »





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