Martin St-Louis se dit honoré de diriger contre John Tortorella

Flyers: Tortorella a appris de St-Louis


Nicolas Deslauriers décrivait John Tortorella comme un homme qui dit toujours la vérité. C’est blanc ou noir avec lui. À deux heures d’un premier match contre Martin St-Louis derrière le banc du Canadien, Tortorella a parlé avec la même franchise.

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On connaît l’histoire. Il y a une grande amitié entre Tortorella et St-Louis. Les deux hommes ont gagné la Coupe Stanley en 2004 avec le Lightning de Tampa Bay. St-Louis était l’un des joueurs vedettes chez le Lightning, alors que Tortorella était le bouillant entraîneur derrière. 

Plusieurs années plus tard, St-Louis exerce le même métier que « Torts ». L’ancien numéro 26 dirige le CH, alors que Tortorella en est à sa première saison avec les Flyers de Philadelphie.  

« Je suis fier de lui, a dit Tortorella. J’ai une longue relation avec lui. Avant, c’était celle d’un entraîneur avec un joueur. Maintenant, c’est celle d’un entraîneur avec un autre entraîneur. J’ai passé beaucoup de temps avec lui au cours de l’été. Nous avons eu de longues conversations. »

« Quand il a eu le boulot à Montréal, je lui avais aussi parlé longuement. Vous avez maintenant un très bon coach avec le Canadien. À mes yeux, l’une de ses plus grandes forces est qu’il peut comprendre ses joueurs. Il a joué tous les rôles dans la LNH. Il dit la vérité, mais il est aussi humble. »

Toujours des questions

Tortorella se doutait depuis longtemps que St-Louis aspirerait à une carrière d’entraîneur. 

« Oui, je le voyais. Il me coachait quand je le coachais. Il était un emmerdeur (pain in the ass) pour un coach. Il n’arrêtait pas de me questionner. Mais il a fait de moi un meilleur entraîneur. Il n’avait pas peur de me défier. » 

« Il était un jeune homme qui avait toujours reçu des non. On lui disait qu’il n’y arriverait pas, qu’il ne passerait pas à l’étape suivante. Mais il y arrivait. Il est une inspiration. C’est l’histoire du négligé. »

Quatre ans pour Deslauriers

Il n’y a pas juste Tortorella qui découvre l’environnement des Flyers. C’est la même chose pour Deslauriers. 

Le 13 juillet dernier, à l’ouverture du marché des joueurs autonomes, Deslauriers a paraphé un contrat de quatre ans et 7 millions (1,75 million par année) avec les Flyers. 

« C’est une transition, a reconnu l’ailier de 31 ans. Les Flyers ont connu une saison difficile l’an dernier et nous cherchons encore bien des réponses. Vous le voyez aussi avec les entrevues de Torts. On a eu un bon départ, mais c’est moins bon dernièrement. Nous avons aussi des blessés importants. »

« J’ai pris mon temps en recevant cette proposition, a-t-il enchaîné. J’ai reçu l’offre à 12 h 03 et j’ai juste signé à 16 h. J’avais d’autres propositions, mais je voulais de la stabilité. J’ai regardé les écoles aussi dans le coin de Philadelphie. J’ai aimé ça à Anaheim, mais je trouve ça agréable de me rapprocher un peu de ma famille. Tu peux faire la route en voiture, ce n’est plus un vol de six ou sept heures. J’aimais aussi Philadelphie, c’est une ville de cols bleus. Je rentre dans ce moule. »

Une belle carrière

Après les Sabres, le Canadien, les Ducks et le Wild, Deslauriers poursuit maintenant sa route avec les Flyers. Il n’a pas changé son style. Il reste l’un des derniers des Mohicans, un joueur qui n’hésite pas à se battre.  

« J’ai maintenant joué plus de 500 matchs, a-t-il précisé. J’en suis très heureux. J’ai changé mes entraînements. À l’époque, je voulais devenir plus fort et plus gros. Maintenant, je me concentre sur ma rapidité. Je n’ai pas le choix. Je suis heureux de mon trajet. J’ai reçu des claques dans la face, mais je me suis toujours relevé. Quatre ans, c’est gros. Mais je dois me prouver à tous les camps, tous les matchs. Je veux aussi être un bon meneur. » 





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