Gionta raconte la fois où Subban s’est fait couper ses bâtons par ses coéquipiers

Gionta raconte la fois où Subban s’est fait couper ses bâtons par ses coéquipiers


MONTRÉAL | Brian Gionta portait le « C » de capitaine pour la première saison complète de P.K. Subban dans la LNH avec le Canadien.  

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Il le reconnait dès le départ. Il y a des jours où il devait parler à son jeune coéquipier pour ralentir un brin ses ardeurs. 

« Oui, il y avait de l’enseignement avec P.K., lance-t-il en riant lors d’une entrevue au Journal. Mais je lui donne le crédit. Il voulait apprendre et devenir un défenseur d’impact dans la LNH. Il a réussi. Et il a atteint un statut d’une grande étoile dans un marché exigeant comme celui de Montréal. Il restait une bonne personne. »

« J’avais une bonne relation avec P.K., a-t-il ajouté. Il était charismatique, il était génial aussi avec mes enfants. Mais il y a des moments où comme vétéran, tu dois être un peu plus dur. Il devait trouver des façons pour jongler avec son énergie débordante sans briser l’ambiance. Encore une fois, il était assez intelligent pour choisir ses moments. »

Des bâtons coupés

Relancé sur les moments où il était plus exigeant avec lui, Gionta a raconté une bonne anecdote. 

« Je ne me souviens pas de l’année, encore moins de la date. Mais c’était pour un entraînement devant les partisans au Centre Bell. P.K. n’arrivait pas dans le vestiaire. Il était en retard et ça fâchait quelques gars. Skillsy (Hal Gill), Gommer (Scott Gomez) et moi avions coupé tous ses bâtons et nous avions caché des pièces de son équipement. »

« Mais P.K. avait trouvé une façon d’arriver à temps sur la glace, il n’avait pas de ruban sur ses jambières, il avait mal attaché ses patins et il avait emprunté un bâton droitier d’un coéquipier. C’était une petite leçon, mais nous avions aussi eu du plaisir. Nous avions bien rigolé. Ça fait partie de la camaraderie d’un vestiaire de la LNH. Ce n’était rien de personnel contre P.K. »

Une passion débordante

Maxim Lapierre a aussi partagé le même vestiaire que Subban pour la première moitié de la saison 2010-2011 avant de se faire échanger aux Ducks d’Anaheim. 

« Il était incroyable, a raconté Lapierre. Il avait du caractère et une grande passion pour le hockey. En séries en 2010, il rentrait là comme si ça faisait dix ans qu’il jouait dans la LNH en remplaçant Markov. C’était impressionnant. »

« À l’extérieur du hockey, P.K. a aussi fait avancer le sport. Il ne faut pas oublier que chaque joueur est un peu sa petite compagnie. Lui, il s’est construit un empire! Et c’est juste le début. Il sera très bon à la télévision, on le verra dans de gros show. »

La fin à Jersey

Ancien adjoint avec les Devils du New Jersey, Alain Nasreddine a travaillé avec Subban pour ses trois dernières saisons dans la LNH. 

« J’ai eu une belle relation avec P.K. Je l’ai texté tantôt et il m’a répondu rapidement. Je ne suis pas surpris de le voir partir. IL était un joueur d’élite, il voyait son rôle diminuer et il ne voulait pas se contenter d’un petit rôle. Il avait encore un impact, mais pas comme à ses belles années. J’ai aimé mon temps avec lui durant ses trois saisons à Jersey. Il était toujours respectueux avec moi. » 





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