L’ère de l’après-Price

L’ère de l’après-Price


Les dirigeants du Canadien ont promis des changements. 

Ils ont respecté leurs engagements jusqu’à maintenant.

Par conséquent, c’est le moment de mettre sur la surface de jeu une équipe différente, une formation qui a changé son image depuis quelques mois.

Le camp d’entraînement n’offrira pas des surprises de taille puisque l’attaque a déjà subi des modifications importantes : l’arrivée de Sean Monahan, de Kirby Dach, d’Evgenii Dodanov offre une autre dimension à l’attaque de l’équipe et fournit à Martin St-Louis plus d’options.

Une interrogation : Juraj Slafkovsky pourra-t-il forcer la main aux décideurs et obtenir un poste régulier ?

Ou encore, profitera-t-on d’un contexte où, l’équipe ayant peu de chances de réaliser l’impensable, autant ne pas précipiter son entrée et lui accorder l’occasion de développer son jeu ? 

La lutte la plus intense, on la découvrira avec la brigade défensive.

On dit souvent que les plus beaux espoirs du Canadien, on les retrouve chez les défenseurs.

On s’attend à une lutte serrée. Mike Matheson, David Savard et Joel Edmundson ont déjà leur place au sein du vestiaire. Mais, il y aura quatre postes à combler.

Les décideurs devront faire les bons choix bien qu’ils établiront, comme Kent Hughes l’a noté en quelques occasions, un horaire entre Montréal et Laval pour s’assurer que les jeunes joueurs puissent jouer le plus souvent possible et profiter du programme de développement.

C’est l’ère de l’après-Price qui s’ébranle.

Toujours sans emploi

Quelques noms : P. K. Subban, Loui Eriksson, Anton Strälman, Danny DeKeyser, Calvin de Haan, Antoine Roussel. Qu’ont ces joueurs en commun ? Ils n’ont toujours pas trouvé preneur en vue de la prochaine saison.

Pourtant, ils sont libres comme le vent. DeKeyser et de Haan ont obtenu des invitations pour participer à un camp d’entraînement d’une formation de la Ligue nationale. Mais que P. K. Subban se retrouve toujours sans emploi, c’est tout de même étonnant,

Mais, au fait, est-ce si étonnant ?

Il n’a plus les ressources pour se retrouver dans le top 4 des défenseurs d’une équipe. Il n’a rien cassé lors de son passage au New Jersey, bien au contraire. 

Certains directeurs généraux n’ont aucun intérêt à embaucher un joueur de 33 ans au passé passablement controversé.

Subban a fait fortune lors de son passage à Montréal. Après tout, n’a-t-il pas gagné le trophée Norris ? Mais, au fil des ans, ça s’est gâté.

Obtiendra-t-il une invitation pour participer à un camp d’entraînement ?

On en doute.

Les autres : Strälman n’a plus la rapidité pour stopper les attaques de l’adversaire. DeKeyser et de Haan sont considérés comme des défenseurs pouvant, à l’occasion, aider une équipe à colmater une brèche au sein du top 4 de la défensive.

Antoine Roussel ? Il a du caractère.

Les Québécois qui s’illustrent

Quelques notes sur les différents camps d’entraînement des équipes de la Ligue nationale et des informations au sujet de quelques patineurs québécois. 

Choix de premier tour lors du dernier repêchage, Nathan Gaucher n’a pas tardé à laisser sa carte de visite dans un match contre les joueurs recrues des Coyotes de l’Arizona. 

Voilà qui devrait réjouir Patrick Roy, son entraîneur avec les Remparts de Québec. L’ex-gardien n’avait pas manqué de vanter le talent du jeune joueur…

À Edmonton, on se demande si Xavier Bourgault ne modifiera pas les plans des décideurs des Oilers, 

L’an dernier avec les Cataractes de Shawinigan, il a connu une solide saison et a rapidement gagné des rangs dans l’évaluation des espoirs de la formation de l’Alberta.

Ken Holland n’a pas la réputation d’accueillir un joueur au sein de la formation de la Ligue nationale avant de passer un séjour dans la Ligue américaine. Sauf qu’il s’est gardé de tout commentaire dans le cas de Bourgault…

Samuel Poulin profitera-t-il de quelques changements apportés par les Penguins pour mériter un poste au sein du groupe d’attaquants de la formation ? Il y a un ou deux postes vacants pour quatre candidats…

William Dufour a connu de bons moments dans la LHJMQ et il apparaît parmi les plus beaux espoirs des Islanders de New York. Cependant, avec Lou Lamoriello, il faut s’armer de patience et les Islanders ont apporté très peu de changements au niveau de leur attaque…

Un jeu dangereux

David Pastrnak désire passer toute sa carrière avec les Bruins de Boston. Mathew Barzal chante le même refrain en précisant qu’il n’a pas l’intention de jouer avec une autre équipe que celle des Islanders de New York.  

Question : L’organisation des Bruins et celle des Islanders entretiennent-elles les mêmes intentions ? 

Absolument, par contre Lou Lamoriello est reconnu pour ne pas lancer son argent par les fenêtres et, à Boston, Cam Neely et Don Sweeney ont modifié leur philosophie afin de respecter la réalité. Ils ont accordé une entente de 9 500 000 $ à Charlie McAvoy. Du jamais vu chez les Bruins.

Le début du camp d’entraînement approche rapidement. Pastrnak pourra se prévaloir de son statut de joueur autonome sans compensation à la fin de la saison, et Barzal sera joueur autonome avec compensation mais ayant droit à l’arbitrage.

Une organisation ne laisse jamais un bon message aux autres joueurs de la Ligue nationale quand elle traîne en longueur des pourparlers relativement à une nouvelle entente, surtout des négociations impliquant les meilleurs joueurs de la formation.





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