Michael Matheson: parachuté comme numéro un

Michael Matheson: parachuté comme numéro un


Kent Hughes connaît parfaitement Michael Matheson, le défenseur, mais aussi l’homme. Dans une autre vie pas si lointaine, le directeur général du Canadien négociait ses contrats.  

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« Dès que j’ai parlé avec les Penguins et qu’ils ont évoqué le nom de Mike dans les négociations pour Jeff Petry, je lui ai téléphoné pour lui demander s’il aimerait ça, avait confié Hughes lors d’une conversation avec l’auteur de ces lignes au tournoi de golf de l’équipe. Mike m’avait immédiatement répondu qu’il voulait venir à Montréal. Il n’avait pas hésité une seconde. »

Le 16 juillet, Hughes a finalement dansé avec le DG Ron Hextall, transigeant Petry et Ryan Poehling contre Matheson et un choix de quatrième tour en 2023. 

« On avait une bonne relation comme agent et joueur, a rappelé l’ancien des Panthers de la Floride et des Penguins, hier. Ce sera maintenant différent. Kent parle toujours de créer une ambiance de famille ici. Il garde sa porte ouverte pour les joueurs. La relation que j’avais avec Kent, il veut maintenant avoir la même avec tous les joueurs. Je ne suis pas différent des autres. » 

Prêt physiquement

Pour Matheson, ce n’est pas simplement un changement de ville. C’est un retour à la maison. Sur le plan hockey, c’est aussi l’occasion d’y décrocher un rôle encore plus significatif. Et encore plus avec le nuage noir qui plane sur la tête de Joel Edmundson, qui s’absentera pour une période indéterminée en raison d’un malaise au bas du corps. 

À 28 ans et pour la première fois de sa carrière, le défenseur originaire de Pointe-Claire pourrait chausser les patins d’un défenseur numéro un. David Savard et lui seront les plus expérimentés en ce début de campagne. 

« J’ai une occasion de jouer un plus grand rôle ici qu’à Pittsburgh, a-t-il noté. C’est excitant, c’est un défi. Mais je devrai bien jouer. »

Plus mature

À Pittsburgh la saison dernière, Matheson était le quatrième défenseur le plus utilisé par Mike Sullivan avec un temps de jeu de 18 min 48 s. Sans être un devin, on peut déjà prédire qu’il augmentera grandement ses responsabilités sous la gouverne de Martin St-Louis. 

« Oui, je pense que je suis prêt, a-t-il répliqué. Quand j’étais en Floride, je trouvais ça plus difficile. À Pittsburgh, j’ai senti un renouveau. J’ai retrouvé mon jeu et j’ai regagné un rôle plus important. Je suis prêt physiquement, je suis aussi plus mature. »

« Avec les Penguins, j’ai trouvé mon rythme, a-t-il enchaîné. Je jouais bien défensivement et je ne poussais pas trop offensivement. J’utilisais mes habiletés pour générer des jeux, je ne retirais pas mon pied de la pédale. J’ai compris quand choisir mes moments. »

De grosses minutes

Au premier jour du camp, St-Louis a décrit Matheson comme un morceau crucial de son casse-tête à la ligne bleue. 

« Il jouera de grosses minutes, il n’y a pas de doute, a souligné l’entraîneur-chef. Il est un gars qui peut jouer aussi de bonnes minutes puisqu’il patine bien. Je crois qu’il aura l’occasion d’apporter son jeu à un autre niveau. Il cadrera bien avec notre équipe. » 

Pas plus de pression 

À sa première saison à Montréal, Michael Matheson servira de grand frère pour des jeunes comme Kaiden Guhle, Jordan Harris et Justin Barron. 

« Dans le midget AAA [avec les Lions du Lac Saint-Louis] et à l’université [Boston College], j’étais un capitaine, a-t-il précisé. J’ai connu ce rôle, mais pas chez les pros. Je ne suis pas le capitaine ici. Je ne dis pas ça. Mais ce sera important pour moi de parler avec les jeunes, de les aider. »

S’il a fait ses débuts dans un univers anonyme à Sunrise, en Floride, pour ensuite aboutir dans un plus gros marché américain à Pittsburgh, Matheson découvrira une autre bête sur son île natale. 

« Je connais bien Montréal, mais je ne connais pas la réalité d’un joueur du Canadien. Je découvre des choses. En partant de la Floride à Pittsburgh, j’ai eu l’expérience d’une transaction et d’un nouvel environnement. C’est spécial d’être ici. »

Pas juste les médias

« Pour moi, c’est vraiment excitant, a-t-il poursuivi. Ce serait facile d’arriver ici comme un Montréalais et de parler de la pression. Il y a la pression des médias. Mais, il n’y a jamais une personne dans le monde qui peut se placer plus de pression que moi-même. Ma motivation vient de moi. Ça m’aidera à rester le joueur que je veux être. »





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