Plaidoyer pour le soccer féminin

Plaidoyer pour le soccer féminin


En embauchant Amy Walsh comme collaboratrice au développement du soccer féminin la semaine dernière, le CF Montréal a tiré le bon numéro.

Celle qui a porté le maillot de l’équipe nationale à 102 reprises entre 1997 et 2009 défend son sport avec beaucoup de passion et parle d’équité.

Même quand elle était joueuse, à une époque où le soccer féminin n’était pas encore professionnel, elle militait pour que les conditions soient meilleures.

« Je jouais avec les Comètes de Laval, on n’était pas payées et les conditions de déplacement n’étaient pas faciles. Quand on voyageait, on arrêtait manger dans des arrêts pour camionneurs et des fois, on devait prendre nos propres voitures », se souvient-elle lors d’un entretien jeudi midi.

Inclusion

Pour elle, ça tombe sous le sens que le CF Montréal décide enfin de développer un volet féminin à son académie qui est bien sur les rails depuis sa création il y a plus de dix ans.

« Ça m’excite beaucoup parce qu’on met vraiment les choses en action, on ne fait plus juste en parler, a-t-elle affirmé. J’adore que le club soit dans l’inclusion et la diversité. On veut parler à l’autre moitié de la population qui n’est pas nécessairement ignorée, mais on veut quelque chose d’équitable au niveau de l’accès et de l’équité. »

D’une certaine façon, Walsh veut permettre aux jeunes joueuses d’avoir une chance qu’elle n’a pas eue à leur âge.

« Il n’y avait pas de sport-étude. Je veux un peu leur offrir ce à quoi je n’ai pas eu accès quand j’étais jeune. J’aurais adoré ça. On nous offrait le double d’éducation physique, mais ce n’était pas mon sport. »

Locomotive

Si c’est si important pour Amy Walsh, c’est parce qu’elle a vu l’équipe nationale féminine devenir la locomotive de Canada Soccer à la fin des années 1990 et au tournant des années 2000.

« Pendant longtemps, ce sont les filles qui ont transporté le programme et elles n’ont peut-être pas eu la reconnaissance qu’elles méritaient. Même après la médaille d’or à Tokyo [l’an passé], on n’a pas senti le momentum avec une tournée de célébration un peu timide », a-t-elle souligné.

Elle se réjouit d’ailleurs que les femmes et les hommes soient assis à la même table pour négocier avec Canada Soccer en ce qui concerne leur rémunération.

Paresse

Walsh n’hésite d’ailleurs pas à parler de paresse quand il est question de la façon dont les deux sélections nationales sont traitées dans les médias.

« Je suis certaine que je suis un peu tannante, mais quand je fais des médias, on me parle beaucoup de l’équipe masculine et je comprends avec la Coupe du monde qui s’en vient. Mais je précise toujours qu’Alphonso Davies n’est pas le seul ni le premier Canadien à avoir gagné la Ligue des champions. Kadeisha Buchanan l’a fait à cinq reprises avec l’Olympique lyonnais », a-t-elle noté.

Elle espère maintenant que la Coupe du monde de 2026 inspirera autant les jeunes filles que les garçons.

« Il faut inspirer, représenter et être multiculturel afin que chaque jeune puisse se reconnaître et c’est important à la base. » 





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