Subban se retire à 33 ans

Subban se retire à 33 ans


Il y a des journées de septembre plus tranquilles dans l’univers hockey que celle du 20 septembre.

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Zdeno Chara, un monument chez les Bruins de Boston et dans la LNH avec 1680 matchs, a officialisé sa retraite à 45 ans (voir autre texte en page 64). 

Au Colorado, Nathan MacKinnon a paraphé une prolongation de contrat de huit ans et 100,8 millions $ avec l’Avalanche, ce qui fera de lui le joueur le plus riche du circuit. 

Et plus près de nous, P.K. Subban a aussi choisi d’accrocher ses patins. 

Subban a écrit qu’il se retirait à 33 ans du hockey dans un message publié mardi matin sur Instagram. 

« Je me souviens de mes rêves de jouer dans la LNH et de gagner la coupe Stanley, comme les gars sur les cassettes de Don Cherry (Rock’em Sock’em). À la fin de chaque volume, les gars avaient les yeux au beurre noir, les os cassés et des larmes de joie. Aujourd’hui, j’en rêve encore. Mais la fin de ce chapitre se rapproche et après 13 ans dans la LNH, j’ai pris la décision de prendre ma retraite. »

Subban n’a jamais gravé son nom sur le plus prestigieux des trophées, mais il l’a fait sur le Norris, remis au meilleur défenseur du circuit Bettman, en 2013 en plus de participer à deux reprises à la classique des étoiles (2015 et 2016) et d’obtenir trois fois une place au sein de la première équipe d’étoiles (2013, 2015 et 2018). 

Débuts fracassants

Choix de deuxième tour, 43e au total, en 2007, l’Ontarien a joué 834 rencontres régulières dans la LNH sous les couleurs du Canadien, des Predators de Nashville et des Devils du New Jersey. 

Mais c’est à Montréal, avant de partir dans une transaction monstre pour Shea Weber à Nashville en juin 2016, qu’il aura le plus marqué les esprits. 

« P.K. était un défenseur formidable à ses belles années, a dit Brian Gionta, son coéquipier des premiers jours avec le CH. Je me souviens de ses débuts. Il avait joué deux matchs en fin de saison en 2010 avant de revenir avec l’équipe lors de notre long parcours en séries. Il avait hérité d’un plus grand rôle après la blessure de Marky [Andrei Markov]. Et il n’avait pas croulé sous la pression. Au contraire, il était encore meilleur. »

  • Écoutez le résumé du journaliste Louis-Antoine Lemire au micro de Richard Martineau à QUB radio :

À la télé

« C’est le signe d’un bon joueur. P.K. avait le don de jouer de gros matchs dans les grands moments, a poursuivi l’ancien capitaine du Tricolore. Comme personne, j’aimais aussi sa personnalité. Il n’y avait pas deux gars comme lui [voir autre texte ci-contre]. Je sais qu’on le reverra à la télévision, il a le talent pour connaître une belle deuxième carrière. »

Gionta frappait dans le mile avec sa dernière phrase sur la télévision. Subban aura sa propre émission sur les ondes de NHL network qui s’intitulera P.K. Places.

Modelé à Belleville

George Burnett, l’entraîneur-chef pour les quatre saisons de Subban dans la Ligue junior de l’Ontario avec les Bulls de Belleville, a sursauté en recevant un appel du Journal tôt mardi matin. 

« Si tu veux me parler de Subban, est-ce que ça signifie qu’il a obtenu un contrat à Montréal ? » 

Non, pas de nouveau contrat. Mais la fin d’un long chapitre dans la LNH. Une fois au parfum de la nouvelle, Burnett, qui est maintenant le directeur général du Storm de Guelph, a puisé dans ses souvenirs. 

« C’est difficile de croire que ça fait déjà 17 ans depuis sa première saison à Belleville, a-t-il répliqué. P.K. est devenu l’un des meilleurs défenseurs de la LNH. Je n’aurais pas imaginé ça même s’il était très talentueux, mais il avait une détermination grandiose. Il a tracé son chemin et il a toujours le cœur de plusieurs personnes, notamment à Montréal. »

« Je garderai toujours en tête le jour où P.K. avait gagné un poste avec l’équipe canadienne pour le Mondial junior de 2008, a-t-il continué. Il était tellement heureux au téléphone. J’ai eu le bonheur de le diriger au sein des Bulls avec ses frères Malcolm et Jordan. C’était de belles années. » 

Le son contre Brad Marchand

En 2017, à sa première saison à Nashville, Subban a atteint la finale, mais les Predators s’étaient inclinés en six matchs contre Sidney Crosby et les Penguins de Pittsburgh. 

Si sa présence en finale restera toujours un moment fort de sa carrière, il y a aussi un jeu survenu plusieurs années plus tôt qui continuera de circuler. Le 16 décembre 2010, à sa première saison complète à Montréal, Subban avait infligé une percutante mise en échec à Brad Marchand, des Bruins, avec son postérieur. 


Photo d’archives Agence QMI, Maxime Deland

« J’ai encore l’image qui me revient en tête, mais encore plus le son, a affirmé Alexandre Picard, qui était le partenaire de Subban à la ligne bleue lors de cette rencontre. C’était tellement intense comme bruit. Je m’attendais à une mêlée générale, surtout pour un match Boston contre Montréal. Mais Marchand était encore à ses débuts dans la LNH, ce n’était pas le Marchand d’aujourd’hui. P.K. avait un synchronisme incroyable pour les grosses mises en échec. » 

À l’extérieur de la glace, Subban a aussi fait sa marque pour ses engagements sociaux et sa générosité, comme la promesse d’un don de 10 M$ pour la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants. 

  

 

 

 





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