Un véritable crinqué

Un véritable crinqué


Il y a toutes sortes de passionnés. Cette semaine, je vous en présente un vrai de vrai.

J’ai eu l’occasion d’accompagner Simon Lauzon, de Saint-Constant, à la pêche au maskinongé, il y a une dizaine de jours à peine. 

Depuis qu’il est tout jeune

Cet homme de 31 ans taquine les poissons depuis qu’il est tout jeune. Il a eu la chance d’accompagner son oncle Roger Bannon tout au long de son adolescence, et ce, dans toutes sortes de périples en pleine nature.

De 17 à 29 ans, il a travaillé dans le monde de la machinerie lourde. Bien que le métier faisait bien vivre sa famille, il n’était vraiment pas heureux. À une époque de sa vie, il a malheureusement sombré et il a dû combattre ses propres démons. Voulant se sortir la tête hors de l’eau, il a tout lâché pour se consacrer à temps plein à ce qu’il aime le plus et ce qui le rend le plus joyeux (mis à part son épouse, Mélissa, et sa fille, Mégane, 4 ans), c’est-à-dire guider des gens dans son embarcation et faire partager ses connaissances.

En 2020, il a lancé sa firme, le service de guide Simon Lauzon. Il a investi plus de 150 000 $ pour s’équiper royalement, se distinguer auprès de ses invités et offrir ce qu’il y a de mieux à ses clients. Réel adepte de technologie, il exploite plusieurs produits à la fine pointe pour localiser les poissons et faire vivre de beaux moments à ses passagers.


Voici la panoplie que le guide Simon Lauzon utilise le plus souvent pour intercepter les maskis. Rangée de gauche, de haut en bas : Perchausorus, Depth Raider, Dive and Raise, Shallow Invader. Rangée de droite, de haut en bas : Perch Bait Jointed, One Shot Tackle, Wick Onez, Shadzilla et Bull Dawg.

Photo courtoisie

Voici la panoplie que le guide Simon Lauzon utilise le plus souvent pour intercepter les maskis. Rangée de gauche, de haut en bas : Perchausorus, Depth Raider, Dive and Raise, Shallow Invader. Rangée de droite, de haut en bas : Perch Bait Jointed, One Shot Tackle, Wick Onez, Shadzilla et Bull Dawg.

Très occupé

Simon guide presque 7 jours sur 7, 10 mois par année. Au printemps, avant que la saison commence au Québec, il propose ses services dans le secteur de Cornwall pour y taquiner des dorés et des petites bouches qui seront graciés. 

De la mi-mai à la mi-juin, il pourchasse les dorés et les brochets des eaux du bassin de La Prairie et de celles du fleuve. En été, il concentre ses efforts sur l’achigan, les carnassiers et les percidés. Puis, les mois de novembre et de décembre sont consacrés au roi des eaux, le maskinongé. 

Une journée de pêche se déroule normalement sur une période de six heures, et les prix sont compétitifs. Pour en savoir plus, vous pouvez le joindre au 514 250-1427 ou via la page facebook.com/GuideSimonLauzon.

Des bons trucs

Lors d’une sortie de pêche avec ce spécialiste le 5 novembre dernier, Simon a bien voulu enseigner certaines techniques et de bons trucs aux lecteurs du Journal pour les aider à intercepter cette espèce mythique qu’est le maski. Voici l’essentiel de ses propos.

Ajuster la vitesse

Que ce soit à la traîne ou au lancer, vous devez ajuster la vitesse de nage de votre leurre en fonction de la température de l’eau. 

Lorsqu’elle est à plus de 70 °F, il faut opter pour une cadence à 5 m/h et plus ; de 50 à 70 °F, on l’abaissera à 4 m/h ; de 40 à 50, on l’exploitera à 3 m/h. Puis, quand le thermomètre indique une température de moins de 40 °F, il ne faut pas récupérer l’offrande à plus de 2 m/h. Il faut toutefois prendre en considération le débit du courant et les diverses phases d’activité des poissons.

Coloris

En eaux claires, M. Lauzon favorise principalement les leurres de couleur naturelle, comme celle de ses proies préférées que sont la carpe, la perchaude, le doré, etc. 

En eaux teintées, pour être certain que sa présentation soit vue de loin, il se servira d’offrandes arborant des robes voyantes : l’orange, le tigre de feu, la chartreuse, etc.

Protection

À la traîne, pour empêcher que les leurres soient toujours embourbés d’herbes aquatiques, notre pro attache un trépied auquel il a coupé les ardillons, de 36 à 48 po en avant de sa présentation. Ainsi, chaque fois qu’il croise de la végétation, le petit grappin l’intercepte et elle ne vient pas gêner la nage du leurre.

Solidité

Le maskinongé est reconnu pour sa férocité et ses dents tranchantes. Il embobine donc du fil tressé de 100 lb/test dans ses moulinets de grande taille et il se sert de bas de ligne en fluorocarbone de 175 lb/test. 

En matière de cannes, il se sert de modèles rigides spécialement destinés à l’espèce pourchassée. Il ne veut surtout pas de perches molles qui allongeront le temps des combats, ce qui pourrait épuiser ses captures et ainsi mettre leur survie en péril à la suite de la graciation.

Vos hameçons doivent être ultra-acérés. Une lime est essentielle dans votre arsenal. 

Il faut toujours avoir une paire de pinces de type coupe-boulon à portée de la main pour couper les trépieds dans la gueule du poisson de façon à vraiment limiter les blessures.

Informations

Simon consulte souvent les applications Musky 360 et Fishing and Hunting pour savoir si la pression barométrique est favorable ou pas. Selon lui, les meilleures périodes de chaque mois se situent de trois jours avant à trois jours après la pleine lune, ainsi que trois jours avant et trois jours après la nouvelle lune.

À faire

Au lancer, avant de sortir votre présentation de l’eau, effectuez un mouvement en forme de 8 à quelques reprises avec le bout de la canne dans l’eau. En changeant ainsi la direction du leurre, cela déclenche souvent des attaques, car il se sent alors nargué.

Simon Lauzon vous convie à vous armer de patience et à ne jamais perdre confiance en vos moyens ni en vos leurres.

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